Mercredi 27 février 2008 - Lisbonne
« 135¤ d'amende ? m'écriais-je en lisant la feuille que m'avait donné l'hôtesse de l'air. C'est abusé !
- Soit vous payer avant la date limite inscrite sur la feuille, soit on garde vos exédents de bagages, dit-elle d'une voix sèche.
- C'est bon, je paierai ! » répliquais-je en posant ma dernière valise sur le tapis roulant.
Je m'affalai dans un fauteuil à côté de Bill dans le terminal.
« T'inquiètes, moi aussi j'ai souvent des exédents de bagages... me dit-il.
- Ouais mais bon 135¤, ça va faire mal au porte-monnaie !
- Je peux t'aider, si tu veux.
- A quoi ?
- A payer.
- Non, je ne peux pas accepter ! T'es dingue ?!
- Ca ne me dérange pas !
- Non, ça ira.
- Tu es sûre ?
- Oui. »
Au même moment, un haut parleur grésilla au-dessus de nos têtes, annonçant l'embarquement pour le vol pour Berlin.
« Dans 4 heures, on sera à la maison ! s'exclama Bill alors qu'on bouclait nos ceintures dans l'avion.
- Parle pour toi ! J'ai encore 1 heure de vol avant d'arriver à Stuttgart ! »
On éclata de rire mais très vite on s'arrêta : la séparation, bien que temporaire, était iminente. Mais l'avion atterit bientôt à l'aéroport de Berlin.
Berlin
« Pourquoi tu ne resterais pas quelques jours chez nous ? proposa Georg. La maison est grande et...
- Non, je dois rentrer chez moi, répondis-je en jetant un regard au visage triste de Bill, prostré sur sa chaise. J'ai quelques détails administratifs à règler avec ma fac et puis, je dois dire que ma famille me manque un peu.
- T'inquiètes pas, on comprend, dit Gustav.
- De toute manière, on se retrouve dans 2 semaines pour votre prochaine tournée ! »
Il me fit tous un sourire sans joie. Au même moment, on annonça l'embarquement pour le vol à direction de Stuttgart. Je me levai et attrapai mon sac à dos, la gorge serrée. J'essayai de ne pas me décomposer sur place, et ils ne me facilitaient pas la tâche. Je m'approchai de Tom et je le pris dans mes bras. J'enlaçai Georg puis Gustav. Je me retournai vers Bill. Il me regardait en silence comme s'il attendait qu'il se passe quelque chose, n'importe quoi mais quelque chose. Je ne pouvais pas imaginer d'être loin de lui, même pas une seule journée, ce n'était plus possible pour moi. Je m'approchai et me mis sur la pointe des pieds pour déposer mes lèvres sur les siennes. Quand mes lèvres effleurèrent les siennes, je sentis comme des picotements envahir tout mon corps de la tête aux pieds. Ce contact avec sa peau même si petit et insignifiant qu'il était, faisait entrer tout mon être en effervescence. J'avais déjà embrassé d'autres personnes avant, mais j'avais l'impression que c'était une première fois. La première fois que je ressentais quelque chose d'aussi fort en une toute petite fraction de seconde. Je me décollai de lui et rouvris les yeux, il me regardait d'un air surpris et désemparé. Puis, après une fraction de seconde qui me paru durer une éternité, il me fit le plus beau des sourires tandis que les autres nous fixaient avec des yeux exhorbités.
« A dans deux semaines, dis-je en m'éloignant. Et entrainez-vous bien sur PES vous deux ! »
Georg et Tom levèrent le pouce avec un grand sourire. Je leur fit un dernier signe de la main avant de sortir du café. Je saluai Tobias qui se trouvait devant l'entrée puis je me dirigeai lentement vers le terminal.
Stuttgart
« Tes parents nous attendent chez eux, on est invité à dîner chez eux ! me dit-il lorsqu'on fut entré dans sa vieille Volswagen. Je crois que ta mère a préparé tous tes plats favoris !
- Cool ! » répondis-je en regardant les rues de Stuttgart défiler derrière la fenêtre.
Même si la séparation d'avec le groupe avait été dure, j'étais heureuse d'être enfin de retour chez moi et je le fus d'autant plus lorsque je sentis l'odeur d'un Baumkuchen, mon dessert favoris, qui émanait de la cuisine de mes parents. On passa le début de soirée à parler de ma vie en tournée pendant que je leur offrais les différents cadeaux rapportés des quatre coins de l'Europe. Mais mes pensées étaient ailleurs, je ne cessait de penser à Bill. J'essaya de rire avec les autres mais intérieurement, je pleurais.
Jeudi 6 mars 2008 - Stuttgart
Contrairement à ce que je pensais, les deux semaines suivantes passèrent à une vitesse incroyable. J'avais reprit mon train-train habituel en allant à des fêtes ou en faisant seulement du shopping avec Jasmin. Contrairement à ce que j'avais craint, mon passage à tabac des fans à Paris était passé inaperçu, ainsi que les photos de Bill et moi au restaurent. Dunja avait réussi à empêcher d'autres magazines people de publier les photos et personne mis à part Jasmin les avaient vues.
« C'est juste un pote... » dis-je après que Jasmin et moi faisions une pause au Starbucks Coffee, au milieu d'une journée de shopping. Elle n'avait cessée de me poser foule de questions sur le groupe.
Je n'avais pas osé parler de Bill et moi à Marcus. Je ne le voyais pas très souvent à cause de ses cours et de des répétitions avec son groupe. Le jour J, il m'accompagna à l'aéroport bien que j'ai insisté pour qu'il fasse le contraire. Mon vol allait m'emmener jusqu'à Berlin où je devais rejoindre le groupe.
« Tu reviens quand, cette fois ? me demanda Marcus lorsqu'on s'arrêta devant la porte d'embarquement.
- Début avril normalement, répondis-je avec impatience. Bon je dois y aller, je...
- T'excites pas, t'as le temps ! Ils n'ont même pas annoncés le départ ! Et puis, je voulais te donner ça. »
Il me tendit un CD gravé où il était écrit Die Narren au marqueur noir.
« Tu te souviens quand tu m'as dis au téléphone que tu pouvais faire écouter nos chansons à leur manager ?
- Oui, je le lui donnerai ! Il ne peut qu'aimer de toute manière ! »
Vous devez sûrement imaginer que je suis encore hypocrite avec lui mais si vous écoutiez chacune de leurs chansons, vous tomberiez forcément sous le charme ! Pendant ces 15 jours, j'avais assisté à plusieurs concerts du groupe qui s'était nettement amélioré. J'étais convaincu que David devait leur donner leur chance comme il l'a fait aux Devilish 5 ans auparavant.
« Les passagers du vol L569 à direction de Berlin-Tegel sont priés de se présenter à la porte 26 pour l'embarquement immédiat. »
Enfin.
Je m'approcha de Marcus dans l'idée de lui donner un rapide baiser mais lui me retins longuement, m'embrassant avec force. Après quelques secondes, j'arriva à me dégager de son étreinte.
« Je vais rater mon vol ! dis-je en me baissant pour attraper mon sac. A dans 1 mois !
- Oui, je t'aime.
- Euh... oui, moi aussi. »
Je me détourna de lui avant de disparaitre derrière la porte d'embarquement.
Berlin
L'heure de vol qui me séparais d'eux me parut bien longue. Enfin, l'avion atterit enfin, je me rua littéralement vers la sortie. Au terminal, j'aperçu Tobias qui dépassait d'au moins une tête toutes les personnes autour de lui.
« Comment vas-tu depuis le temps ? me dit-il en me faisant la bise.
- Ca va et toi ? Pas trop d'attaques de groupies en chaleur pendant mon abscence ? »
Il éclata d'un grand rire tonitruant, attirant les regards des quelques passagers qui se pressaient dans l'aéroport bondé.
« Ca te dit 2 jours à la campagne ? me demanda-t-il lorsqu'on fus assis dans l'habituel van aux vitres teintées.
- Et comment ! Où va-t-on ?
- Au studio d'enregistrement du groupe ! C'est une petite maison à l'extérieur de la ville où il y a suffisament de place pour acceuillir tout le monde. Dunja et David y sont avec le groupe. Tu verra, c'est un endroit sympa !
- J'ai hate de voir ça ! »
Les kilomètres défilaient devant moi et peu à peu le gris de la ville fit place à une nature verdoyante. Peu de temps après, une grande maison, à demi-masquée par un bosquet d'arbres apparu devant nous. Une Cadillac et un coupet cabriolé étaient garés devant. Tobias gara le van entre les deux voitures et on en descendit.
« Les gars ! Sara est arrivée ! » hurla Tobias en direction d'une fenêtre ouverte au premier. Ils étaient très impatients de te revoir ! Enfin surtout Bill. »
Soudain, la porte s'ouvrit et je n'eu pas le temps de voir qui c'était car quelqun qui dégageait une forte odeur de laque se jeta dans mes bras. Tout devint noir.
Impressions ?
Que vous inspire le comportement de Sara vis à vis de Marcus ?
Sinon, je voulais vous remercier pour vos com's : 50 com's en moyenne par chapitre, c'est super !
NB : Bill sait que Sara à un petit copain !
(cf chap. 9) ;)