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Kapitel sechzehn

Kapitel sechzehn
Lundi 2 février 2008 - Paris

__PDV Sara__

Du lounge situé à l'avant du tour-bus à l'étage, je regardais la Tour Eiffel s'élever devant moi. Enfin on était arrivé à la plus belle ville du monde : Paris ! Une semaine s'était écoulée depuis le week-end à Cannes. J'avais passé le plus clair de mon temps à éviter Bill. A table, je m'arrangeais toujours pour placer Tom, Georg et Gustav entre lui et moi. Mais dans le car, cétait très difficile de l'éviter pendant les longues heures de voyage vers une nouvelle ville. Alors, je m'enfermais le plus clair de mon temps dans ma couchette. A cause de celà, David avait même cru que je couvais une dépression à être éloigné de ma famille et de mes amis aussi longtemps. La conférence de presse s'était plutôt bien passée. Bill avait démentit la rumeur en expliquant que j'étais que la photographe officielle du groupe. Mais la presse people continuait d'en parler. David et Dunja ne cessaient de répéter qu'ils s'en lasseraient : une histoire bien plus croustillante sur une autre star fera surface bientôt.
Le bus s'arrêta devant l'hôtel situé près du Louvre où nous allions loger pendant ces trois jours. Il y avait foule comme d'habitude, ça criait, ça chantait. Et les hurlements redoublèrent lorsque le chauffeur ouvrit la porte. Je me cacha le visage sous une capuche et sortit avant le groupe, entre Dunja et David. Le groupe sortit quelques minutes plus tard mais ils repartirent 1 heure après pour enregistrer une émission de télévision. Pour ma part, je décida d'occuper ma matinée à flaner dans le quartier.

Lorsque je revins en fin d'après-midi, elles étaient toujours agglutinées devant la porte de l'hôtel. Apparement, le groupe venait juste de revenir après une journée de promo habituelle. Je chercha une entrée à l'arrière du bâtiment, passant par le parking, mais je n'en trouvais pas. Je me résigna donc à passer par l'entrée principale. Tobias devant être avec la sécurité, je me disais qu'il suffisait qu'il me voit pour qu'il me laisse passer. Je me faufila donc dans la foule. Jusqu'à présent je n'avais toujours vue les fans que de l'extérieur et me mêler à elles aujourd'hui me paraissait bizarre. J'avais du mal à avancer, les rangs se resserraient devant moi comme pour me bloquer le passage, je voulais juste arriver jusqu'à la barrière pour qu'on me voit et qu'on me laisse accéder à l'entrée. Soudain, une fille aussi costaud qu'un rugbyman me barra le passage.
« Hé ! Pour qui tu te prends de passer devant tout le monde comme ça ?
- Pardon, je veux juste arriver jusqu'à la barrière.
- Ca fait des heures qu'on attend et tu crois que tu peux venir et nous passer devant le nez ?
- Je suis un membre du staff du groupe !
- C'est ça ouais ! Et moi, je suis le Pape ! »
Les filles autour de moi éclatèrent de rire. La rugbyman me poussa vers l'arrière.
« Allez, dégage !
- Attend ! s'écria sa voisine. Elle dit la vérité, elle fait bien parti du staff, je la reconnaîs !
- Merci, maintenant vous me... »
Elle m'empêcha de passer. Je regarda vers l'entrée et vit Tobias discuter avec les autres agents de sécurité. Je lui fis des signes en vain, il ne m'aperçu pas.
« Je sais qui tu es ! Tu es la fille qu'on voit avec Bill au resto ! »
D'autres fans s'étaient tournées vers moi et me dévisageaient.
« Mais oui ! s'exclama la rugbyman. Tu es celle qui traîne avec le groupe ! La soi-disante photographe ! Et là, je parie que tu essaies de retourner les voir ! Tu crois qu'on n'a pas remarqué ton petit manège ? »
Elle avait un ton agressif, et je n'aimais pas la tournure de cette altercation. Les autres fans acquiesçaient, le regard empli de haine. Je décidai de mentir pour éviter les problèmes.
« Non, j'ai ma famille dans l'hôtel. Je n'ai rien à voir avec Tokio Hotel. Je veux juste retrouver mes proches.
- Elle se fout de notre gueule en plus ! » s'écria la fille en se retournant vers ses amies.
Elle se retourna vers moi.
« Tu vois, mes amies et moi, on en a un peu marre que tu te foutes de la gueule des fans en te tapant tous les membres du groupe.
- C'est complètement faux ! On est juste amis ! »
Oui, j'avais couché avec Bill mais je ne crois pas qu'il était dans mon intérêt de leur faire cette révélation, là tout de suite.
« Arrêtes de nous prendre pour des connes, on voit clair dans ton petit jeu. Si tu arrives à les manipuler avec tes airs de gentille fille pour obtenir ce que tu veux d'eux, ça ne marche pas avec nous. »
Je décida de couper cours à la conversation et me retourna pour sortir de la foule mais plusieurs fans se mirent sur mon chemin pour me bloquer le passage.
« Et tu crois que tu peux foutre le camp comme ça ? On en n'a pas fini avec toi !
- Ca ne vous regarde pas ce que je fais avec le groupe ! Dégagez ! »
Mais elles ne bougèrent pas. La rugbyman me donna une tape dans l'épaule, je me retourna vers elle et lui fit face à nouveau. C'était une adolescente comme toutes les autres, mais elle avait une tête de plus que moi, et était bien plus large. Et les autres filles autour d'elle lui donnaient l'avantage du nombre. Je commençais à avoir peur.
« On veut que tu les laisses tranquilles !
- Je crois que c'est à eux de décider s'ils veulent que je les laisse tranquilles. »
C'était sorti tout seul et ce n'était visiblement pas ce qu'elle voulait entendre. Je vis l'expression de son visage changer, elle était folle de rage. Elle me bouscula en me poussant vers l'arrière, je retrouva mon équilibre mais je sentis quelqu'un me tirer les cheveux derrière moi. Des visages agressifs m'entouraient. On me frappa dans le dos et je tenta de me débattre mais on me tenait fermement les bras. On me poussait d'un coté puis de l'autre, on tirait mes cheveux et me frappait dans les côtes, jusqu'à ce que je perde mon équilibre et que je tombe au sol. Les coups fusèrent, plus douloureux et plus intenses. Je n'avais jamais imaginé qu'une chose pareil pourrait m'arriver, un déferlement de haine à mon égard. Je mis mes bras devant mon visage et me recroquevilla en position foetal autant que je le pouvais, je n'avais plus la force de me relever. Je ne savais pas combien elles étaient, je les sentais frapper mon corps de tous les cotés, je ne maîtrisais plus rien, je ne comprenais pas ce qui se passait mais j'avais peur.
Pour la toute première fois, j'eu peur pour ma vie. Je me dis que celà ne pouvait pas continuer, que ça allait forcment s'arrêter à un moment ou un autre. C'était trop horrible pour être vrai. J'avais toujours imaginé que je mourrai dans mon lit, vieille, entourée de mes enfants et petits-enfants. Mais je réalisa à cet instant qu'il était possible que non. Il était possible que je meurs là, maintenant, à 19 ans, toute seule, n'ayant rien pu faire de tout ce que j'avais prévu, pour une connerie. Et les coups ne s'arrêtaient pas. Je ne pourrais pas dire combien de temps ça a duré, tout se passait au ralenti et si vite en même temps. Je n'avais pas perdu connaissance, mais j'avais l'impression de ne plus vraiment être là. Mon corps n'était plus mien. J'étais sûre d'une seule chose à cet instant, je ne voulais pas que ma vie s'arrête aujourd'hui.

Soudain, j'entendis des cris, très différents de ceux de mes tortionnaires. Ils me paraissaient loin et étouffés, plus graves aussi. Les coups s'arrêtèrent aussitôt mais je ne pouvais plus bouger. Je sentis mon corps être soulevé doucement du sol. Quelqu'un me prit dans ses bras contre lui, mes yeux ne pouvaient plus s'ouvrir. Mes bras avaient été passés au-dessus de ses épaules comme pour l'enlacer mais je ne me tenais pas, mes mains pendaient dans le vide comme celles d'un pantin sans vie. Il me portait à travers la foule. Mon visage était enfuit dans son cou, ma peau contre la sienne.
« Ca va aller, tu vas t'en sortir... » me chuchota Tobias.
Je regarda le ciel nuageux s'étendre au-dessus de ma tête avant de sombrer dans l'inconscience.

__PDV Bill__

Dès que je l'avais vu se faufiler dans la foule compact des fans, je savais que ça allait mal tourner. Les filles s'étaient agglutinées autour d'elle et je m'égosilla à appeler Tobias de ma fenêtre de chambre mais il ne m'entendit pas à cause des hurlements suraigues qu'elles poussaient. Attirés par les mouvements de foule, il se précipita vers Sara et la sortit de là in-extremis, hurlant de colère sur toutes les filles qui s'étaient acharnés sur elle. La police essaya tant bien que mal de les retenir lorsque je sortis rejoindre Tobias. Il avait allongé Sara sur le sol tandis qu'il appelait les pompiers. Ignorant les flashs des numériques des filles restées là qui crépitaient autour de moi, je m'agenouilla à côté de Sara, inconsciente. L'ambulance n'avait pas tardé à arriver et les secouristes avaient posé le corps inerte de Sara sur une civière. On avait suivit l'ambulance qui l'avait conduite jusqu'à l'hôpital le plus proche. Tom, Georg et Gustav ayant insisté pour m'accompagner.
L'équipe médicale nous installa dans une salle d'attente, non loin de la pièce où Sara se faisait examiner. Les heures passèrent mais on avait toujours pas de nouvelles de son état. Il était 18H30. En temps normal, on aurait dû être dans les loges en train de nous préparer. Le portable de Tobias se mit à vibrer. Il échangea quelques mots avec son interlocuteur puis raccrocha.
« David pense qu'il serait mieux d'annuler le concert. »
Tom, Georg et Gustav échangèrent un regard surprit.
« Ils ont ouvert les portes ? demanda Georg.
- Oui, tous les fans sont à l'intérieur désormais et vous réclament.
- Qu'elles nous réclament, elles n'auront rien, dis-je sur un ton acerbe. Et demain soir non plus. »
Tous me regardèrent avec étonnement.
« Tu veux annuler les deux concerts ? demanda Tom. A tous les coups Sara n'a rien et elle sortira demain.
- Et les fans vont être déçus !
- Je n'ai pas envie de chanter pour ces fans. Après ce qui lui ont fait, il est hors de question de leur faire le cadeau de notre présence sur scène.
- Donc on annule ? demanda Gustav.
- On annule. Et pas de promesse de report. Elles ne le méritent pas.
- Vous devriez y réfléchir posément, dit Tobias. Vous êtes fous d'inquiètude pour elle, ça aveugle votre jugement. Annulez celui de ce soir mais pour le deuxième, reparlez-en demain.
- Oui mais...
- Vous aviserez selon son état. D'ailleurs, voilà le docteur qui arrive... »
En effet, un homme barbu, un stetoscope autour du cou se dirigeait vers nous avec un air grave.
L'expression de son visage ne présageait rien de bon.


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Impressions ?
Désolée, je ne suis pas très sympa avec les fans parisiennes en les faisant passer pour des folles furieuses mais bon,
j'allais pas situer cette scène à Nantes alors que j'habite pas loin ! =D
Et je tiens à préciser que les dates de la tournée dans ma fiction sont totalement inventéesDates ;)

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 09:08

Modifié le mercredi 18 février 2009 08:27

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