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Kapitel vierzehn

Kapitel vierzehn
Dimanche 27 janvier 2008 - Cannes

__PDV Sara__

Je ne sais pas si c'était les rayons du soleil éblouissant mes paupières encore closes ou cette sensation de nausée qui me fit peu à peu émerger de mon rêve. J'étais dans un état de demi-sommeil, entre les rêves et le réel, mes sens se réveillant un à un. J'ouvris les yeux doucement. J'étais dans une chambre, un hôtel. La lumière frappant ma rétine me faisait mal, je pris mon oreiller pour me couvrir le visage. Ma soirée me revenait peu à peu : la cérémonie, l'after-show... D'autres images aussi. Bill me suivant jusque dans ma chambre. Qu'est ce qui c'était passé ? J'avais des souvenirs qui venaient par bribes, des souvenirs de sa peau, de ses lèvres, de son regard. Je me demandais si ce n'était qu'un rêve, c'était flou et lointain.
Quelque chose bougea à coté de moi. Je n'étais pas seule. J'enleva le coussin de mon visage. Bill était allongé à coté de moi, sur le ventre, complètement nu. Je commençai à paniquer, tout devenait clair. J'avais couché avec lui, comme ça, alors qu'on se connaissait à peine. Je devais avoir complètement perdue la tête, j'étais devenue une de ces filles faciles qui se tape n'importe qui. Mais le problème, c'était Marcus ! Il était hors de question qu'il apprenne ça ! Quelle heure était-il ? Midi moins le quart. Je me leva du lit, j'étais entièrement nue, mes vêtements traînaient de ci de là dans la chambre. Je les attrapa et les enfilai vite. J'avais mal à la tête et l'estomac sans dessus-dessous. Je revins vers Bill et du bout des doigts, je mis le drap sur lui pour couvrir son intimité. Je le regarda dormir longuement, incapable de détacher mon regard de son corps svelte et bronzé. J'étais comme pétrifiée et en même temps sous le charme de son anatomie. Mes sentiments pour lui commençaient réellement à m'effrayer.
Soudain, quelqu'un cogna à la porte avec force. La voix de Tobias se fit entendre.
« Debout là-dedans ! »
Je me précipita vers Bill et le secoua violement. Il ne bougea pas d'un cil. Il avait l'air d'avoir le sommeil profond. Tentant le tout pour le tout, j'attrapa la bouteille d'eau posée sur la table de chevet et vida son contenu sur la tête de Bill. Il se réveilla en sursaut et tomba du lit avec un bruit sourd.
« Qu'est-ce qui te prend ? Et qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?
- On est dans la mienne, idiot ! Va te planquer pendant que j'ouvre à Tobias ! »
Son expression passa de la colère à l'incompréhension. Tobias frappa une nouvelle fois à la porte. Bill attrapa le drap et le mis autour de sa taille et se précipita vers la salle d'eau.
« Tes fringues ! » dis-je en les lui balançant.
Il referma la porte. Je passa ma rocbe de chambre et alla ouvrir.
« Ah, c'est pas trop tôt ! s'exclama Tobias. Tu es une vraie marmotte ! Je ne savais pas qu'il y avait pire que les jumeaux ! »
Je me força à rire.
« Tu as vu Bill ?
- Comment le saurais-je ? répondis-je avec une voix tremblante.
- Je dois vous emmener déjeuner ! Et ce n'est pas à la porte d'à côté ! »
Le repas ! Avec tout ça, je l'avais complètement zappé !
« Ca tient toujours, j'espère ?
- Euh... »
Je ne savais pas quoi répondre. Me retrouver en tête à tête avec Bill était le dernier de mes désirs. Mais je n'avais pas envie de le décevoir.
« Alors ?
- Oui, oui, ça tient toujours, je descend dans 1/4 d'heure le temps de m'habiller.
- Ok, je vais chercher Bill pendant ce temps. Ne traine pas ! »
Je lui promit que non puis referma la porte.
« Tu peux sortir ! » dis-je à Bill avant d'enfiler mes vêtements.

__PDV Bill__

Je sortis tout penaud de la salle de bain, la soirée de la veille me revenant en mémoire. Quand je pense qu'on était passés à l'acte. Je ne savais pas où me mettre, Sara ne semblait pas être à l'aise non plus. La tête baissée, elle s'habilla en quatrième vitesse.
« Pourquoi tu te presse comme ça ? On ne part que ce soir !
- Je te signale que tu m'a invité à déjeuner ! Tobias nous attend en bas !
- A déjeu... Ah oui, c'est vrai ! »
Je m'habilla aussi et après m'être sommairement coiffé, on se précipita vers la porte. Au même moment, on entendis une autre claquer dans le couloir. Sara se mit sur la pointe des pieds et regarda à travers le judas.
« C'est Tom ! » chuchota-t-elle en me laissant sa place.
Mon frère passa devant notre porte d'une démarche nonchalente, d'immenses lunettes noires sur le nez avant de disparaitre au bout du couloir. Bizarre qu'il soit debout aussi tôt.
« C'est bon, on y va. » dit Sara.
Elle passa la tête à l'extérieur puis elle sortit lentement. On traversa le couloir sans un mot. Tobias était adossé à un mur du hall d'entrée. Il se redressa lorsqu'il nous vit arriver.
« Tu étais où ? dit-il en guise de bonjour.
- Sous la douche, marmonais-je.
- Tu es sourd ou quoi ? J'ai frappé 10 bonnes minutes !
- Pas entendu.
- Bon on y va ? »
Sara acquiesça et on le suivit jusqu'à une voiture garée devant l'entrée de service. Pendant le trajet, Tobias parlait tout seul en nous racontant une énième anecdocte comme il savait si bien le faire. Je regarda la route défiler devant moi, le relief était assez valloné et la Mediterranée s'étendait à perte de vue. Mon regard se perdit dans l'horizon. Je repensa à Sara. Ca avait été très agréable, sur le moment j'avais l'impression qu'on était vraiment sur la même longueur d'onde, qu'on partageait quelque chose d'intense tous les deux. Sa façon de me tenir contre moi, son désir pour moi à travers chacun de ses baisers, ses mains sur mon corps. Rien qu'à cette idée, j'en eu la chair de poule.

Bientôt, on arriva au petit village où j'avais réservé une table. Je cacha mes cheveux sous une casquette puis sortis de la voiture. Tobias nous dit qu'il restait à la voiture d'où il aurait une bonne vue sur le restaurent devant lequel il s'était garé. Sara me suivit jusqu'à l'intérieur de l'établissement. Comme je le craignait, il était bondé mais les clients étaient surtout des personnes agées ou des couples avec leurs enfants. Un serveur nous désigna une table au fond de la salle puis lorsqu'on fut assis, il tendit la carte. Sara se cacha derrière en faisant semblant de choisir son menu. On resta donc en silence pendant une dizaine de minutes jusqu'à ce que le serveur vienne prendre nos commandes.
« Il faut qu'on parle, dit-elle soudainement.
- De quoi ?
- Fais pas l'innocent ! »
En effet, ce n'était pas la peine de nier ce qui s'était passé entre nous la nuit dernière.
« Ce qui s'est passé la nuit dernière, c'était un accident. On en reste là et on garde ça pour nous, ok ?
- Ok
- J'espère que tu n'avais pas l'intention d'aller plus loin !
- Pas du tout. mentis-je. L'alcool nous a monté à la tête, voilà tout. »
Elle me regarda longuement comme si elle cherchait à savoir si je me foutait d'elle ou pas. Moi, j'essaya d'avoir le visage le plus impassible. Au même moment, on nous servit nos plats.
« J'espère que ça ne changera rien de nos relations... » dis-je.
Elle me lança un de ses regards furibond qui vous fige sur place. Je n'osa plus ouvrir la bouche. Ce déjeuner fut un calvaire pour moi et pour elle aussi. On ne se parla pas et on se contenta d'avaler nos plats à une vitesse astronomique. Chacun voulait décamper d'ici au plus vite. Je commençais à regretter la nuit dernière même si ça avait été plus que bien. Mais si on n'était pas passé à l'acte, ce repas aurait été totalement différent.

__PDV Sara__

On ne prit même pas le temps de prendre un dessert. Dès qu'on eu payé, on se précipita vers Tobias qui nous attendait appuyé contre la voiture. S'il paraissait surpit de nous voir revenir si vite, il n'en montra rien. Il gara le van devant la sortie de service de l'hôtel puis j'alla me réfugier dans ma chambre. Je regarda le lit qui était totalement défait. Je me sentais comme sale après la nuit dernière mais en même temps, une petite voix dans ma tête me dit que cette nuit avait été féérique. « C'était même mieux qu'avec Marcus ! » me surpris-je à penser. Et tout de suite, je me dégouta : j'avais adoré être auprès de Bill, qu'il me touche de ses mains fines. Je sentais qu'on était très proches tous les deux et qu'on éprouvait les même sentiments l'un pour l'autre.
Je décida de chasser ces pensées de ma tête et me précipita vers ma valise. Ranger mes affaires me fit penser totalement à autre chose et je m'y prit tellement vite que je fus la première à rejoindre Tobias et Dunja dans le van qui allait nous emmener à l'aéroport, loin de cette ville. Quelques heures plus tard, on était dans l'avion, prêt à nous emmener à Zürich où les Tokio Hotel jouerai le lendemain soir. Je priais intérieurement que Bill n'ai pas la bonne idée de s'assoir à côté de moi. Par chance, c'est Tom qui s'effondra dans le siège voisin, les mêmes lunettes noires que ce matin sur le nez. Il paraissait exténué.
« T'as l'air crevé ! lui dis-je alors que l'avion survolait la France.
- Ouais, j'ai pas assez dormi... ronchonna Tom.
- Comment ça se fait ? T'avais la gueule de bois ?
- Même pas ! répondit-il avec un sourire. Mais la meuf que j'ai ramené hier soir ronflait comme un goret. Il y aurait eu une tondeuse à gazon en marche dans la pièce qu'on aurait pas vu la différence ! »
Je fus prise d'un fou rire et lui-même ne tarda pas à rire avec moi.
« J'ai même pas pu faire la grasse mat' !
- Te lever à midi ce n'est pas faire la grasse mat' pour toi ?!
- Comment tu sais que je me suis levé à midi ? Je ne te l'ai pas dis !
- Je... je t'aientendu, j'étais en train de me doucher, répondis-je précipitament.
- Ah ok. En même temps, vu que j'ai claqué hyper fort la porte pour la réveiller, ça ne m'étonne pas que tu ai entendu ! »
J'éclata de rire à nouveau. Mon regard se porta sur les sièges voisins. Gustav dormait comme un bébé, ses écouteurs sur les oreilles, la bouche entrouverte. Devant lui, Georg essayait de balancer discrètement un m'n's dans sa bouche, secoué d'un fou rire. Finalement il réussi mais Gustav se réveilla en sursaut, manquant de s'étouffer avec le bonbon ! On éclata tous de rire lorsque Gustav balança son coussin à la tête de Georg. A côté de Gustav, Bill fusillait son frère jumeau du regard.


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Impressions ?
Que pensez-vous de ce déjeuner un peu foireux ?
Et que vous inspire la relation entre Bill et Sara ?

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 12:15

Modifié le mercredi 18 février 2009 08:27

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