- Mais c'est Bill qui...
- C'est facile de rejeter la faute sur les autres ! Tu ne dois écouter que David ou moi !
- Ok, je ne le referais plus !
- Tu as plutôt intérêt sinon c'est la porte ! »
Le concert venait de s'achever et Saki était venu me ceuillir au bas des escaliers, complètement enragé ! Je le suivis jusqu'aux coulisses tandis qu'il ne cessait de me sermonner. Quand on croisait quelqu'un du staff, celui-ci regardait Saki en levant les yeux au ciel ou d'un air furieux. Je ne l'avais pas remarqué auparavant mais de toute évidence, il n'était pas très apprécié par ses subalternes.
Le groupe était déjà là lorsqu'on entra dans les loges. Saki se précipita aussitôt sur Bill qui sirotait un soda avec Georg et Tom.
« Tu es devenu fou ou quoi ? vociféra Saki.
- Comment ça ? » demanda Bill.
Je ne sais pas si il le faisait exprès de ne pas comprendre mais ça mit Saki hors de lui.
« QUI ES TU POUR DESOBEIR A MES ORDRES ?
- Euh... Bill Kaulitz, répondit-il avec une moue moqueuse.
- ON AVAIT DIT : PERSONNE D'AUTRE QUE TOI SUR CETTE FOUTUE PLATE-FORME !!!
- Louis m'a dit qu'elle peut supporter le poids de 5 personnes ! répliqua Bill. Je ne vois pas pourquoi tu voulais l'empêcher d'y aller avec moi !
- Elle aurait pû te faire tomber !
- Je voulais seulement avoir un bon point de vue, je ne comptais pas le tuer ! » répliquais-je avec fureur.
Georg et Tom s'esclafèrent. Saki leur lança un regard noir et ils s'arrêtèrent aussitôt. Georg me fit un clin d'oeil comme pour me féliciter d'avoir tenu tête à Saki.
« Les endroits que j'ai montré à mademoiselle ne lui suffisait pas ? »
Il avait prononcé ce mot avec tant de méprit que ça me mit hors de moi. Avant même que je puisse dire quelque chose, Bill avait violement posé sa canette de coca et fusilla Saki du regard. A mon grand étonnement, il paraissait hors de lui.
« JE T'INTERDIS DE LUI PARLER COMME CA !!! »
Tom et Georg semblaient être aussi surprit que moi. Saki s'avança vers Bill, l'air menaçant. Leur nez se trouvaient à 10 centimètres l'un de l'autre et ils se toisaient avec fureur. Au même moment, Gustav entra dans la pièce, sûrement attiré par les hurlements et nous interrogea du regard. Tom, lui murmura quelque chose à l'oreille qui sembla le mettre aussi en colère.
« Ecoute-moi bien, petit morveux, si jamais tu me donnes encore un ordre...
- Qu'est-ce que tu vas me faire ? répliqua Bill avec dédain. Me virer ? Mais tu sembles oublier que tu n'es rien sans nous. Ce serait plutôt à nous de te virer...
- Comme si tu en étais capable ! ricanna Saki.
- Tu es viré. »
Ce n'était pas Bill qui venait de prononcer ces paroles mais David Jost. On se retourna tous vers lui : David semblait bouillonner de rage.
« Qu... quoi ?
- Tu as très bien entendu, répondit-il calmement. Ca fait 2 ans que tu nous fais mener la vie dure avec ton caractère de merde ! Dunja m'a dit que tu as encore passé une gueulante sur Tobias ce matin pour aucune raison...
- Il l'avait mérité ! se défendit Saki. Il... il... »
Il regarda tous les visages hostiles tournés vers lui. On aurait dit une proie prisonnière de ses prédateurs. Son visage, qui était rouge de colère, tourna au blanc. Ses traits se décomposèrent et considéra David avec pitié.
« Tu... tu ne peux quand même pas me... me virer ?
- Si je peux. répondit-il sur un ton sec. Et c'est à effet immédiat. Je veux que tu ailles récupérer tes affaires dans le tour-bus. Je n'ai plus intérêt à te voir trainer dans les parages dans une heure.
- Mais... mais... »
Saki nous fixa tour à tour, totalement paniqué : mon dieu, qu'il était ridicule ! Soudain, il se rua hors de la pièce et claqua la porte avec violence.
Tous semblaient soulagés, moi j'étais très contrariée.
Dimanche 20 janvier 2008 - Vers Münster
- T'as pas encore compris que j'étais le meilleur à ce jeu ? se moqua Tom.
- Un jour, j'arriverai à te battre !
- Dans tes rêves ! »
Il était plus de minuit. On venait de quitter Dortmund quelques heures auparavant et le tour bus filait dans la nuit en diretion de Brème, la prochaine date de la tournée et on s'occupait chacun de notre côté. Gustav regardait un DVD sur son ordi portable dans un coin et David était monté se coucher depuis un moment. Quant à Sara, elle devait être en train de s'installer à l'étage supérieur, où se trouvaient toutes nos couchettes. Georg et Tom, quant à eux, jouaient à PES. Georg avait perdu tous ses matchs mais le plus drôle dans tout ça, c'est qu'il avait jeté son dévolu sur de grandes équipes telles que l'Allemage ou le Brésil alors que Tom persistait à jouer avec le Togo ! Et Tom gagnait à chaque fois !
« C'est bon j'arrête, grogna Georg qui se leva de son fauteuil. Je vais me coucher, bonne nuit à tous.
- Bonne nuit, rêve de moi ! s'exclama Tom. Gus', une petite partie ?
- Non, je regarde un film, répondit Gustav les yeux rivés sur l'écran de son Mac.
- Bill ?
- Je vais me coucher aussi, à demain.
- A demain, kleiner bruder. »
En fait, je voulais monter voir Sara. Je l'avais trouvé l'air absent depuis que David avait viré Saki. Je ne voulais pas qu'elle se sente responsable. Si elle avait su toutes les anecdoctes à son propos... Je m'approcha sans bruits de sa couchette, peut-être qu'elle dormait déjà. Je vis un raie de lumière sous les rideaux qu'elle avait tirés. Je toqua doucement contre la paroi de sa couchette. Elle tira légèrement l'un des rideaux et sembla surprise de me voir.
« Qu'est-ce qui se passe ?
- Je voulais juste savoir si ça allait. Tu n'as plus rien dit depuis tout à l'heure.
- Ca va, merci, répondit-elle sans grande conviction.
- Tu es sûre ?
- Oui, ne t'inquiètes pas, ça va super !
- Ok, bon eh bien, bonne nuit.
- Merci, à toi aussi. »
Elle me fit un sourire et tira les rideaux qui la cacha à ma vue.
Je n'avais pas envie de redescendre rejoindre les autres alors j'alla me coucher à mon tour. J'allais m'endormir lorsque j'entendis des petts coups frappés. J'entrouvis le rideau : Sara se tenait au milieu du couloir, plongé dans l'obscurité, en nuisette.
« Oh, je te réveille ! Excuse-moi !
- C'est pas grave, répondis-je en me frottant les yeux. Qu'est-ce qui t'arrives ?
- Tout à l'heure, je t'ai mentis : ça me fait chier que David ait dû virer Saki.
- Hein ?
- Si je n'avais pas désobéis à Saki, rien de tout cela ne serait arrivé !
- Tu n'as pas à t'excuser ! protestais-je. David voulait se débarrasser de lui depuis un bon moment ! De toute façon, je crois qu'il ne nous aimait pas tous les 4. Il critiquait toujours nos chansons ou nos concerts alors qu'il ne connait absolument rien à la musique !
- C'est vrai ?
- Oui et un jour, il s'en ai même prit à Tom en disant qu'il devait changer de look...
- Non ?
- Je l'ai remis à sa place, crois-moi. »
Je lui raconta de nombreuses anecdoctes et elle semblait totalement ébahi par ce que je lui racontait. Jusqu'à ce que le rideau de la couchette d'en face s'ouvre avec violence : la tête ébourrifée de Georg apparut à travers les rideaux. Il était furieux qu'on l'ait réveillé.
« Bordel, vous pouvez pas allé papoter ailleurs ? » murmura-t-il d'une voix pâteuse.
Sara me fit un dernier sourire et referma le rideau de ma couchette. Son sourire hanta mes rêves toute la nuit.
Impressions ?
Sacré coup de théâtre, n'est-ce pas ? Voilà comment j'explique le départ de Saki survenu il y a quelques mois !
J'espère que ça vous a plut, même si on ne reverra plus Saki dans ma fiction !
Et notez moi sur ce nouvel annuaire de fiction (allez vous inscrire par la même occasion ^^)
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